Prendre conscience
Ce que vous savez,
maintenant
Au fil du parcours, vous avez vu qu'un impact ne s'efface pas : il s'ajoute aux précédents. Le corps compense, longtemps, sans rien dire — jusqu'au jour où l'accumulation dépasse le niveau de saturation. C'est là que la douleur arrive, souvent des années plus tard.
Cette conscience change le regard sur ce que l'on fait chaque jour : un sport, un métier, un geste répété. Il ne s'agit pas d'avoir peur de bouger, mais de savoir ce que l'on engage. Et cela vaut à tout âge.
Avant, pendant, après
Faire
le bon choix
Faire le bon choix, ce n'est pas renoncer : c'est choisir en connaissance de cause. Cela se joue à trois moments.
- 1AvantChoisir en sachant
Quelle activité, combien de fois, à quelle intensité, avec quelle protection : décider de la dose, en connaissant ce qu'elle engage.
ExempleUn casque à vélo et sur les skis, une préparation avant de reprendre un sport, de l'aide pour porter un meuble.
- 2PendantDoser
La fatigue, une zone qui tire : c'est le moment où le corps amortit moins bien. S'arrêter avant l'impact de trop.
ExempleRenoncer à la dernière descente quand les jambes sont lourdes.
- 3AprèsNe pas minimiser
Une chute, un coup : se relever n'efface rien. Garder ce choc en mémoire, et faire le point si besoin.
ExempleAprès une grosse chute ou un accident : un bilan, même sans douleur.
Un impact choisi en conscience n'a pas le même poids qu'un impact subi sans y penser.
Et si des chocs se sont déjà accumulés, ce n'est pas une fatalité : Se protéger, et se rassurer dit ce qu'on peut faire, et le bilan fonctionnel protokinésique (BIFOP) dit où en est votre corps, zone par zone.
Des exemples
Une situation,
le bon choix
Quelques situations parmi les plus courantes, et le choix qui change tout. Rien d'interdit : seulement des impacts en moins.
Au sport
- Le foot du dimanche, depuis vingt ansS'échauffer, ne pas rejouer sur une cheville ou un genou encore sensible, laisser du repos entre deux matchs.
- Le ski, une semaine par anPorter un casque, s'arrêter quand les jambes sont lourdes : la dernière descente est souvent celle de la chute.
- La boxe, les sports de combatLimiter les coups à la tête à l'entraînement, se protéger, ne pas enchaîner les séances après un KO.
- La course à piedVarier les terrains, doser les descentes et le bitume, augmenter les distances progressivement.
Au travail
- Porter des charges lourdesS'équiper, porter à deux, plier les jambes plutôt que le dos.
- Le même geste, toute la journéeAlterner les tâches quand c’est possible, faire des pauses, changer de position.
- Travailler à genouxPorter des genouillères : un genou qui encaisse des milliers d’appuis garde la trace de chacun.
Au quotidien
- Sauter d'un muret, descendre les escaliers en courantPrendre les quelques secondes de plus : ce qui est gagné en temps se paie en impacts.
- Déménager, porter un meuble seulAttendre de l'aide, ou s'équiper d'un diable.
- Le vélo, la trottinette en villeLe casque, et une vitesse à laquelle on est prêt à tomber.
- Après une chute ou un accidentNe pas minimiser, même sans douleur : garder le choc en mémoire, et faire le point si besoin.
Vingt-cinq années d'observation
D'où vient
cette lecture du corps
Ouvrir un autre regard sur le corps : c'est tout le but de la Protokinésie® — en tout cas, de la lecture qu'elle en propose.
Cette lecture s'est forgée au cours de vingt-cinq années de pratique et de consultations, au contact de patients qui ont évolué avec elle. Bon nombre d'entre eux étaient arrivés au bout des traitements qu'on leur avait proposés, et sont sortis de leur douleur.
Ce parcours vous a proposé une nouvelle conscience de votre corps : le fruit de ces vingt-cinq années d'observation.