Ce qu'on entend
« Vos examens
sont normaux »
C'est l'une des phrases les plus difficiles à recevoir de tout un parcours. La douleur est là, parfois depuis des années. Les radios, l'IRM, les analyses ne montrent rien d'anormal. Et l'on finit par s'entendre dire que c'est l'âge, le stress, ou que ça va passer.
Deux choses doivent être dites tout de suite, et dans cet ordre.
Un examen normal est une bonne nouvelle, et c'est même le résultat le plus important du parcours : il écarte ce qui devait être écarté. C'est pour cela qu'il a été prescrit, et c'est pour cela qu'il faut le faire.
Et votre douleur n'est pas imaginaire pour autant. Ce n'est pas dans votre tête. Si l'examen ne trouve rien, c'est peut-être qu'il ne regarde pas au bon endroit.
Ce qu'un examen regarde
Une photographie
de la structure
Une radio ou une IRM photographient l'état des structures. Elles ne photographient pas l'histoire de ce corps, ni la façon dont il a encaissé.
Ce que l'imagerie montre — l'état des structures. Ici, tout est normal — et c'est une bonne nouvelle.
Ce qu'elle ne montre pas — la qualité de la trame, les compressions installées, l'histoire des chocs encaissés.
Pourquoi les pièces ne se relient pas
Chaque spécialiste
voit sa part
Il arrive aussi qu'on reçoive plusieurs diagnostics, tous exacts, sans qu'aucun ne relie les autres. Une tendinite d'épaule d'un côté. Des cervicalgies de l'autre. Un intestin sensible. Des migraines. Chaque professionnel confirme ce qu'il constate dans son domaine, et personne ne se trompe.
Ce qui manque n'est pas dans les diagnostics : c'est entre eux. Aucun d'eux n'a pour objet de se demander si ces quatre choses pourraient descendre d'un même événement, survenu vingt ans plus tôt et à un tout autre endroit du corps.
La lecture protokinésique fait cette hypothèse-là — et il faut préciser aussitôt ce qu'elle vaut : c'est une hypothèse de travail, pas une certitude. Elle ne remplace aucun des diagnostics posés, elle propose une autre façon de les regarder ensemble. Si elle ne mène nulle part sur votre cas, il faut le dire, et c'est une réponse honnête.
Ce que ça ne veut pas dire
Quatre précisions,
et elles comptent
Cette section ne dit pas que les examens sont inutiles. Ils sont indispensables, et c'est par eux qu'il faut commencer. Un examen normal, c'est une inquiétude écartée.
Elle ne dit pas que vos diagnostics sont faux. Une tendinite constatée est une tendinite. Ce qui est en question n'est pas le constat, c'est ce qui l'a rendu possible.
Elle ne dit pas que la Protokinésie trouve ce que la médecine ne trouve pas. Elle regarde autre chose — l'histoire des chocs et ce qu'ils ont laissé — et cette lecture n'a pas la valeur d'un diagnostic médical.
Elle ne dit surtout pas d'arrêter quoi que ce soit. Si un examen vous est proposé, faites-le. Si un traitement est en cours, poursuivez-le et parlez-en à votre médecin. Les notions et limites le disent en détail.
À suivre · section 3 sur 5
Opérations, chirurgies et implants
Rubrique ⑥ · L'errance médicale