De quoi on parle
Un vécu,
pas un procès
L'errance médicale est une réalité vécue : des personnes consultent pendant des années sans obtenir d'explication à une douleur qui, elle, ne bouge pas. C'est éprouvant, et cela mérite d'être dit.
Ce que cette rubrique ne fera pas, c'est en faire le procès des soignants. Franck André est lui-même ostéopathe DO MKDE (masseur-kinésithérapeute et ostéopathe) ; les professionnels dont il est question ici sont ses confrères, et les soins évoqués sont ceux qu'il a lui-même pratiqués. Ces cinq sections décrivent donc un vécu de patient, pas une faute de praticien.
⚠️ Elles ne remplacent aucun avis médical et ne justifient d'interrompre, de refuser ou de reporter aucun soin. C'est écrit sur chacune d'elles, et particulièrement sur celle qui parle de chirurgie.
La rubrique qui accompagne celle-ci
Et ce que la méthode
ne peut pas
Cette rubrique parle de ce sur quoi il est possible de travailler. Elle se lit avec celle qui dit l'inverse — sans quoi il ne reste qu'un argumentaire, et ce n'est pas ce que ce site veut être.
→ Notions et limites : ce que la Protokinésie® vise, ce qu'elle n'est pas, les situations qui imposent de consulter un médecin en priorité, et ce que valent les chiffres et les témoignages publiés ici.
Si vous ne deviez lire qu'une seule page de cet espace avant de prendre rendez-vous, ce serait celle-là.
Ce que beaucoup vivent
Une boucle,
plutôt qu'une ligne
Le déroulé est connu de beaucoup de gens. Une douleur s'installe. On consulte. Un traitement est proposé — repos, anti-inflammatoires, séances de rééducation, ostéopathie. Cela va mieux. Quelques mois passent, et la douleur revient.
On reconsulte. On est orienté vers un autre professionnel, plus spécialisé. Nouveaux examens, nouvelle prise en charge, nouvelle amélioration. Puis, à nouveau, le retour.
Ce qui use dans ce parcours, ce n'est pas l'absence de soulagement — il y en a, réellement, à chaque étape. C'est que le soulagement ne tient pas, et qu'on finit par recommencer sans savoir pourquoi. Beaucoup de personnes décrivent cette impression de tourner plutôt que d'avancer.
Ce qui se répète
Le cycle,
vu de l'intérieur
Chaque tour apporte quelque chose. C'est leur répétition qui devient éprouvante, pas leur contenu.
Ce qu'il faut dire clairement
Ce parcours fait très bien
ce pour quoi il est conçu
Il serait facile — et malhonnête — de conclure de ce qui précède que les soins reçus ne servent à rien. Ce n'est pas ce que dit cette section, et ce n'est pas vrai.
Un médecin qui écarte une cause grave fait exactement ce qu'on attend de lui, et c'est le geste le plus important de tout le parcours. Un kinésithérapeute qui restaure une amplitude, un ostéopathe qui lève une restriction de mobilité, un traitement qui rend une période supportable : tous produisent un résultat réel.
Franck André est lui-même ostéopathe DO MKDE (masseur-kinésithérapeute et ostéopathe). Il a exercé ces deux métiers avant de développer la Protokinésie, et il continue de s'appuyer dessus. Cette section n'est pas écrite contre eux : elle est écrite depuis l'intérieur.
Ce qui manque dans ce parcours n'est donc pas de la compétence. C'est une question — et il n'entre dans le rôle de personne, à aucune de ces étapes, de la poser.
La question qui manque
« Qu'est-ce que ce corps
a encaissé ? »
Chaque consultation part, logiquement, de ce qui va mal maintenant : où avez-vous mal, depuis quand, qu'est-ce qui déclenche. C'est la bonne question pour traiter un épisode, et c'est ainsi qu'un soin doit commencer.
Personne ne remonte en revanche quarante ans en arrière. Personne ne demande le détail des sports pratiqués entre 8 et 22 ans, les chutes de l'enfance, les gestes répétés du métier, l'accident de voiture sans conséquence apparente. Ces informations n'ont pas leur place dans une consultation qui dure quinze minutes — et elles ne serviraient à rien si l'on ne cherche pas ce qu'elles ont laissé.
C'est cette reconstitution que fait le bilan fonctionnel protokinésique (BIFOP), et c'est la seule chose qu'il ajoute : il ne remplace aucune des étapes précédentes, il en pose une autre à côté. Les notions et limites disent ce qu'il ne peut pas.
À suivre · section 2 sur 5
Des diagnostics sans lien ?
Rubrique ⑥ · L'errance médicale